samedi 2 novembre 2013
Ankara with couchsurfers
Nous partageons le petit déjeuner turc avec Serdar et Bugu, la nouveauté est le beurre de cacahuète. Leur fils Tuna est malade, avec des poussées dentaires, mais il tente malgré tout de jouer avec les filles. Elles sont très contentes de trouver de nouveaux jouets, et Alix fait la grande (Tuna a 16 mois). Nous prenons le temps, puis partons au mausolée d'Ataturk, impressionnant monument pour un seul homme. Une grande allée bordée de statue de lions, imposant mausolé avec de belles mosaiques au plafond, et un grand musée dans les sous sol. Et la vue sur le ville permet de se rendre compte de son étendue. Serdar et Bugu nous amènent dans leur lieu de prédilection pour les kebab, c'est à dire les brochettes de viande, et c'est vrai que l'agneau est délicieux. Alix commande une pizza, et Nelly la dévore. Nous rencontrons Asena, une amis turque a eux qui a vécu à Toulouse et parle très bien le français. Elle sort miraculeusement de son sac l'equivalent de pomme pot´, nous qui en avons desesperemment cherché ! Elle travaille dans l'export pour des jus et compotes bio. Nous nous rendons ensuite dans la vieille ville, où nous retrouvons aussi Özlem et Claudio. C'est une autre ambiance, avec de petites maison aux toits de tuile, avec des balcons en bois. C'est aussi beaucoup plus pauvre que les grands blocs de résidences de 10 étages qui couvrent la ville. La vue depuis le haut de la citadelle à la tombée du joir est fabuleuse. Nous prenons un thé tous ensemble, en parlant anglais, turc, français, portugais...c'est vraiement très sympa. Nous rentrons chez Serdar et Bugu partager le repas (je fais une pâte à tarte à la main croyant qu'il n'y en a pas de toute prête, mais en fait si...) et une bonne dégustation de vin. Nous avons vraiment passée une très bonne journée, constatant que nous avons un mode de vie tout à fait similaire avec nos hôtes, et que l'image de la Turquie que nous avons eu sur les sites touristiques est vraiment différente.
vendredi 1 novembre 2013
Retour sur Ankara
Nous quittons Sultanhani après avoir visité le caravansérail. Il est magnifique, très grand et bien restauré. Il est différent de ceux déjà vus en Inde ou Jordanie. A Sultanhani, on voit aussi quelques ateliers de restauration de tapis. Quel travail méticuleux! Un détour par le marché nous montre qu'on y trouve une grande variété de légumes, fromage, fruits secs, et bien sûr un marchand ne peut s'empêcher d'offrir des sucreries aux enfants, comme partout ailleurs en Turquie.
Retour en bus local pour Aksaray, puis après la pause déjeuner agrémentée de pides (immenses tartines à la viande!), bus deluxe pour Ankara (deluxe car on a même accès à internet dedans!). Les enfants dorment presque tout le trajet, et nous, nous admirons une dernière fois les rives du lac salé Tuz Golu.
A Ankara, nous allons prendre un verre dans le quartier animé de Kizilay. Dans le métro, les gens n'ont d'yeux que pour Nelly. Elle est tellement mignonne avec ses cheveux bouclés et dorés! Elle est dans mon dos; je me retourne; et hop elle a déjà un bonbon dans les mains.
Soirée chez un couple de couchsurfers adorable. Pourtant la soirée commence mal puisque nous arrivons avant eux et qu'Alux a un accident de pipi dans leur ascenseur...
jeudi 31 octobre 2013
Sultanhani
Notre hotel ferme demain. On est rassurés, nos deux hôtes ne vont pas s'ennuyer longtemps. Nous prenons le bus pour Aksaray. Ça commence à devenir un rituel, sans introduction une dame donne des bonbons pour les filles ! A savoir donc en cas de besoin, les turcs ont toujours un bonbon sur eux. Nous traversons juste avant la grande ville de beaux paysages colorés, montagnes rouges et herbes jaunes. Nous traversons en bus 3 fois la ville, avec un petit détour par l'otogar, pour finalement trouver notre connexion pour Sultanhani. Grâce à des chauffeurs de bus vraiment très aimables et serviables nous n'aurons pas perdu de temps. L'arrivée est pas mal non plus. Nous avions repéré une pansion où l'on parle français, nous la voyons indiquéer un panneau, je demande au chauffeur de nous arrêter, nous descendons et tombons sur le propriétaire, il nous y conduit et hèle une charrette qui passe par là pour transporter nos bagages. Il nous prépare une petite excursion pour l'après midi. Nous découvrons un cratère rempli d'un lac salé, incroyable, le sol est rose par endroit. Nous en faisons le tour. Un autre cratère ctte fois rempli d'eau, et finissons par une jolie mosquée.
mercredi 30 octobre 2013
Guzelyurt
Après avoir négocié un taxi pour aller à Guzelyurt, nous découvrons un hotel totalement vide. On obtient une chambre avec une superbe vue sur le mont Hasan Dagi. L'ambiance de l'hotel est assez bizarre : le patron et l'employé ont l'air de s'ennuyer à mourir...
La visite de Guzelyurt est assez rapide. Une petite ville souterraine nous retient un peu. Nous sommes ici lâchés dans des coulours et des colonnes peu éclairées... C'est quand même impressionnant d'être seul là dedans. Nous improvisons ensuite une balade qui nous offre debelles vues sur le lac artificiel et le monastère. Le soir, on profite d'un super coucher de soleil depuis notre chambre et de très agréables douches chaudes pour tous. Un repas dans une vieille maison ottomane voutée constitué de grillades conclut bien la journée.
mardi 29 octobre 2013
Vallée d'Ilhara et Selime
Nous sommes les seuls clients à l'hôtel. Sans compter les suisses qui, alors que nous trouvons qu'il fait déjà en assez froid font de camping au bord de la rivière. Mais "breakfast come back" !
Enfin entendre de l'eau couler dans une vallée, c'est agréable, il fait si sec ici. Nous avons une longue balade, 14 km. Nous savons que nous sommes très lents. Nous passons plusieurs églises troglodytes sans les voirs selon notre guide et le gps. Quand nous trouvons en réalité la 1ere eglise au bout d'1h30, les filles remontent sur notre dos.
Les églises s'enchainent, les touristes aussi. Benjamin avait entendu parlé d'un resto les pieds dans l'eau, effectivement tables et tabourets plongent dans les 20 cm de rivière. Nous choisissons une place les pieds au sec, néanmoins au milieu de la rivière, c'est très sympa. Alix propose notre repas aux canards et Nelly tente d'enjamber le bord pour les rejoindre.
Les filles font la sieste sur notre dos, et on se demande alors pourquoi avoir creusé des eglises et une mosquée si haut dans la falaise. Plus loin, la vallée s'élargit, la zone humide s'étend et nous passons au milieu des champs et des vaches.
La balade se termine par un monastère creusé dans la roche qui nous surprend encore, tellement il regorge de passages, tunnels, escaliers... Alix escalade et selon elle, "ça va, je me débrouille bien, pas de problème". Le village abandonné et ses très hautes cheminées de fée rende le lieu magique. Coup de chance, le bus nous cueille à la sortie de la visite.
lundi 28 octobre 2013
Derinkuyu et Ilhara
Nous quittons à regret la région de Göreme et notre hotel pour prendre en partie un tour organisé qui nous arrêtera à Ilhara. Le guide, un jeune assez sympa, est très dynamique et nous donne pas mal d'éléments historiques. L'élément marquant de notre tour, outre la vive allure observée par le chauffeur sur les routes turques, est la visite de la plus grande cité souterraine de la région. Nous plongeons à une cinquantaine de mètres sous terre, dans un dédale de couloirs et escaliers où l'on doit la plupart du temps avancer en pliant les genoux. On arrive au 8 ème étage sur une douzaine. C'est assez impressionnant de voir que toutes les pièces habituelles de l'organisation d'une ville s'y retrouve avec une grande ingéniosité. Cete cité avait une capacité d'environ 10000 âmes quand même!
Vers 13h, nous sommes déposés à Ilhara, où notre projet est de trouver un hotel parmi le maigre choix qui s'offre à nous. C'est rudimentaire, mais bien situé par rapport à l'extrémité de la vallée. Dans l'après-midi, nous nous promenons en haut des falaises qui surplombent la faille dans laquelle s'épanouit cet écrin de verdure arrosé d'une rivière qui s'écoule tranquillement.
Le soir, coucher de soleil sur les cîmes du volcan enneigé qui surplombe le village. Nous achevons la promenade par la traversée du village, qui nous offre une vision plus authentique et rurale de la Turquie.
dimanche 27 octobre 2013
Vallée blanche et vallée de l'amour
A 9h30 au petit dej ce matin nous apprenons qu'il est ... 8h30. C'est sympa de commencer la journée avec une heure de plus. Nous faisons notre dernière balade dans le coin. Depuis Ushisar, nous partons dans la vallée blanche à la suite de deux françaises, "maitresses" d'école, ce qui fera dire à Alix pendant toute la balade "elles sont passées par où les maitresses, par là ?". Nous sommes dépassés ensuite par un énorme groupe de turcs (100 personnes ?!!), très surprenant dans ces paysages souvent très tranquilles. Et là cela fera dire à Alix à chaque embranchement (parfois tous les 10 mètres car plusieurs chemins se côtoient) " ils sont passés par où les gens ?". Puis derrière nous, un groupe très lent (âgés) d'allemands nous permet de faire avancer Alix quand elle ralentit (" vite, Alix, on va se faire rattraper par les allemands"). Nelly attire l'attention et des gens veulent la prendre en photo, mais elle boude, se réfugie dans mes jambes. Dans l'ensemble elle n'aime pas vraiment que l'on s'intéresse à elle et le manifeste. Alix est contente mais timide. Nous croisons pour la 3e fois les allemands avec leur bebé sur le dos. Nous entrons dans la vallée de l'amour quand nous voyons de grands pics isolés, encore des paysages nouveaux. Pas encore arrivés tout à fait à la fin de la balade, une brésilienne en vacances nous propose de nous prendre en stop. Nous sommes de retour beaucoup plus tôt que prévu. Après des jeux, et quelques activités de dessin, les filles sentent la fatigue et tiennent à peine au repas. C'est bien pratique de manger sur place. Alix n'a pratiquement pas voulu être portée aujourd'hui, elle n'a donc pas fait la sieste. Elle est contente de marcher et invente elle même toutes sortes de jeux pour pimenter le parcours.
samedi 26 octobre 2013
Vallée de Soganli
Location de voiture arrangée par Ahmet qui laisse échapper à Sylvie la confidençe suivante: "il ya des moments, il faut savoir faire confiance...". La voiture fait toute sorte de bruits de casserole, mais il n'y a aucune raison qu'elle rende l'âme aujourd'hui!
Enfin bref, c'est l'occasion de traverser la campagne anatolienne et de traverser quelques villages moins touristiques. Le matin, nous errons dans mustafapaça, où règne une atmosphère assez calme. Une vieille dame nous jette par son balcon des noix fraîches, c'est assez cocasse.
Sur la route, nous visitons un monastère totalement creusé dans les roches qui dépassent du sol. C'est assez génial de voir églises, réfectoire, chambres des moines, pressoir, meule presque cachés dans la nature... On imagine mieux aussi l'organisation de la vie de cette époque.
Le but de la journée est de visiter la vallée de Soganli, havre de paix autour de 2 vallées en fait. On y trouve un petit ruisseau dans le fond qui permet d'irriguer une végétation constituée essentiellement de peupliers. Plusieurs églises construites à flanc de collines et creusées dans les excroissances rocheuses sont assez impressionantes, bien que très dégradées. On a aussi un bel aperçu des dédales de couloirs, tunnels, escaliers creusés dans la roche pour constituer les habitations. On imagine à quoi pouvait servir telle ou telle pièce de la maison... Enfin, un village abandonné sur un flanc de colline donne une petite impression de western... Quand on repart, on est seuls dans la vallée. Sur le retour, en bonus, on s'arrête quelques minutes sur le site d'une ancienne ville romaine, où on été sortis de terre des mosaiques et les fondations d'anciennes thermes. Même si on a déjà vu çela ailleurs, c'est toujours intéressant.
vendredi 25 octobre 2013
Vallée rose, rouge, le circuit complet
Le père d'Ahmet nous propose de nous déposer pour faire la vallée rose, ce que nous acceptions volontier. On imagine une petite balade facile pour finir doucement la découverte de cette région. Mais quand il nous laisse, il nous parle de 2km. Seulement ? Ça va pas nous occuper la journée ! On laisse donc Nelly gambader, et on invente un multitude de jeux pour Alix, on passe des tunnels, des escaliers... Et puis on trouve un plan de la région et on se prévoit une rallonge de balade. Nelly aura bien fait ses 2km, et Alix est finalement contente de marcher longtemps, peut-être 8 km en tout. Elle adore prendre des "tobogans" (petites pentes). Nous descendons une vallée, puis en remontons une autre, nous mangeons nos feuilles de vignes sous un noyer, dans un verger. Nous grimpons une longue échelle pour rejoindre un grand tunnel, et un beau point de vue. Il y a ici dans la roche une vignerie (pièce où l'on presse le raisin avec les pieds, le jus s'écoulant par un trou dans une cavité pour entreposer des jarres). Nous prenons un petit thé (les exploitants des vergers ont installés pas mal de buvettes sur les sentiers). Encore une longue échelle, plus impressionante qu'autre chose. Et nous atteignons le point culminant avec vue sur le volcan. Dans la redescente, nous sommes contents et surpris de tomber sur une très grande église cachée dans la roche, incroyable. Pour la fin de journée sur restons sur les hauteurs, c'est très joli, mais le chemin est plus long que prévu et le stop pour rentrer est bienvenu.
jeudi 24 octobre 2013
Devrent, Urgup, Zemli
Ahmet nous emmène gentillement à la vallée du Devrent. Il semble que ce soit une attraction touristique puisque de nombreux bus s'y sont arrêté. Heureusement pour nous, leur visite est bien plus superficielle que la notre. Nous jouons avec Alix à reconnaître les animaux formés par les rochers à la tête des cheminées. C'est amusant et ça la stimule dans son imagination...
Après cette visite, nous devons rejoindre Urgup en suivant une route goudronnée pas très agréable. Ma stratégie de stop marche à merveille : attendre que la voiture s'arrête toute seule! Au bout de 5 véhicules, ça marche! 2 femmes dans un énormes pick-up bleu font une marche arrière et nous propose de nous conduire à Urgup, qui est la ville la plus proche. C'est une grosse villes, comparée à Göreme, et ce stop est providentiel! Au coeur de la ville, nous pouvons nous arrêter manger dans un resto où tout est préparé avec amour, et très lentement, sur le moment. L'après-midi, visite de la vieille ville sur les hauteurs. Encore une fois, des habitations troglodytes effondrées donnent un étrange visage aux collines qui surplombent la ville. Certaines sont réaménagées en hotel.
Pour repartir, nous attrapons un dolmus en direction de Nevsehir, qui nous arrête en haut de la vallée Zemli. Même s'il est un peu tard, nous entamons la balade dans le creux de la vallée, à l'abris du vent. Les couleurs jaunes de l'automne turc rendent la balade très jolie. Nous cheminons à travers de nombreux arbres fruitiers (noix, pommes, coings, raisins) et tombons sur 2 églises peintes perdues dans la vallée. La rencontre d'un couple allemand avec un bébé de 14 mois nous rassure sur notre façon de voyager... Après un repas gartgantuesque bien au chaud où les filles ont été très sages, nous rentrons nous coucher.
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